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I. Violence, société & religions

A. La violence disséquée

Les sciences humaines, la théologie et la philosophie nous invitent à comprendre les violence de nos sociétés et de nos religions…

La violence, qu’est-ce que c’est ? par Edith Tartar-Goddet, psychologue clinicienne et psycho-sociologue.
La violence n’est ni tout ce que l’on en dit, ni tout ce que l’on croit. Ce sujet est tellement chargé sur le plan émotionnel qu’il est nécessaire de le définir, de le délimiter pour le comprendre (percevoir ses manisfestations, repérer ses causes, ses significations…) et pour agir. Ainsi les actes de violence se préviennent ou se traitent à différents niveaux, tant du point de vue des victimes, des auteurs que des témoins. Alors que l’agressivité qui s’en distingue se gère.

La violence est incontournable par le philosophe Olivier Abel
Au XVIe siècle, le renouvellement profond du rapport à Dieu a transformé la notion d'individu et de ses droits, et le politique a été complètement redéfini sur de nouvelles bases. Ce modèle « moderne », très ébranlé au XXe siècle, est en train de s'effondrer : il n'est plus en phase avec la mondialisation, les réseaux...

Par Frédéric Rognon, maître de conférence en philosophie, éthique et anthropologie de la religion :
- Monothéismes et Violence : quelles dialectiques ?
Il n’est pas rare de lire sous des plumes autorisées, une mise en corrélation du monothéisme et de l’exclusivisme, et par voie de conséquence de cette mise en pratique du principe exclusiviste qu’est la violence.
- La violence est-elle soluble dans l'Evangile ?
Reconnaître sa propre violence… s’aimer soi-même… reconnaître le conflit… Distinguer la personne de son acte… aimer ses ennemis… recourir à la prière… pardonner…

La Fragilité du Dieu de la Croix par le théologien Jean Ansaldi
Notre Dieu n'est déchiffrable que dans la fragilité de la croix et de la prédication de la croix ; il n'est pas disponible pour servir notre désir in­fantile de domination. En revenant sans cesse à ce centre, nous évitons de devenir les dévots d'un inquiétant « Dieu de la toute-puissance » qui est dessiné par notre imaginaire pour conduire à la victoire le désir de mort qui nous habite depuis toujours.

L’invitation au débat de l’Eglise réformée de France… pour surmonter la violence
« L'antidote du poison de la haine et de la violence consiste dans l'invitation à se parler, à entendre la parole d'autrui, à ne plus s'enfermer dans le silence des représentations toutes faites ...Faire en sorte que la force brutale cède le pas aux tâtonnements, aux éclaircissements puis à la lumière de la parole : telle est la voie évangélique de la réconciliation et de la reconstruction ».

Jean-Claude Guillebaud : « Contre la violence, sortons de l’individualisme »
Enfin, il existe une nouvelle forme de violence qui gagne du terrain. Elle n'entraînepas forcément la mort de quiconque, mais, jour après jour, elle se révèle obsédante et contribue fortement à la peur générale. C'est tout ce qui relève de l'incivilité : le mépris de l'autre, l'individualisme qui s'affirme dans l'espace public, notamment chez les automobilistes. C'est le refus violent et agressif des « manières », de la politesse minimale, du respect de l'autre. C'est une brutalité protestataire, informulée, diffuse, qui gangrène les rapports humains.

 

B. La Bible pour travailler ensemble le thème de la violence

Le service biblique de la Fédération protestante de France, la Société biblique, le service de formation à distance de l’Eglise réformée de France nous proposent des dossiers, des modules de formation, pour adultes et pour adolescents, pour travailler seul ou en groupe…

Violences des hommes – Violences de Dieu : débattez de cette question grâce aux outils proposés par le Service biblique de la Fédération protestante de France.

Le module de Formation de Théovie, service de formation à distance de l’Eglise réformée de France : Cette violence qui est en nous…